Georges Auguste Escoffier, né à Villeneuve-Loubet le 28 octobre 1846, mort à Monte-Carlo le 12 février 1935, est un chef cuisinier français.
Ce « roi des chefs cuisiniers », « chef cuisinier des rois » modernisa et codifia la haute cuisine raffinée créée par Marie-Antoine Carême et développa le concept de « brigade de cuisine » en rationalisant la répartition des tâches dans l'équipe et en veillant à l'image de marque du cuisinier (propre, méticuleux, ne buvant pas, ne fumant pas, ne criant pas).
Collaborateur de César Ritz, il fut le chef de cuisine du Grand Hôtel de Monte-Carlo, du Grand National de Lucerne, du Savoy et du Carlton de Londres et des hôtels Ritz à Paris et New York.
Il forma de nombreux élèves et disciples : Paul Thalamas, Paul Jullemier, Eugène Herbodeau, Joseph Donon, ...
Il est le créateur, entre autres, du chaud-froid « Jeanette », de la pêche Melba, de la poire Belle-Hélène, et des crêpes Suzette.
En photo : Auguste Escoffier dans son bureau à l'hôtel "Carlton" de Londres.
28 octobre 1846 : Naissance d'Auguste Escoffier à Villeneuve-Loubet (France), village situé à 15 kilomètres de Nice.
1859 : A 13 ans, il commence à travailler comme apprenti chez son oncle au «Restaurant Français» à Nice. Il s'initie, non seulement à la cuisine, mais à tous les autres services : achats, service de table.
1865 : A 19 ans, il devient commis rôtisseur, puis saucier au «Petit Moulin Rouge», rue d'Antin à Paris (France).
1870 : La guerre franco-prussienne éclate. A la demande du Colonel d'Andlau, Escoffier est nommé Chef de cuisine au quartier général de l'Armée du Rhin à Metz. Après la chute de la ville, il le devient au quartier général de Mac Mahon, prisonnier à Wiesbaden (Allemagne). Il écrit les Mémoires d'un cuisinier de l'Armée du Rhin.
1873 : Escoffier est Chef de cuisine au «Petit Moulin Rouge», restaurant toujours à la mode à Paris, dont les habitués sont le Prince de Galles, le Duc de Morny, Gambetta, Mac Mahon, Sarah Bernhardt...
1876 : Ouverture à Cannes (France) de son propre restaurant : «Le Faisan Doré». Il va se partager, pendant plusieurs années, entre Paris et Cannes.
1884 : Escoffier fonde la revue L'Art Culinaire. Il est engagé comme Chef de cuisine au «Grand Hôtel» à Monte-Carlo par César Ritz qui en est le directeur. C'est là le début d'une longue collaboration entre César Ritz et Auguste Escoffier. Jusqu'à 1888, ils vont se partager entre la saison d'hiver au Grand Hôtel de Monte-Carlo, et la saison d'été au «Grand National» de Lucerne.
1890 : Escoffier prend la direction des cuisines du «Savoy» à Londres (Angleterre), prestigieux établissement construit par d'Oily Carte, homme d'affaires influent, et dont Ritz prend la direction générale. «Le Savoy» devient le rendez-vous de l'élite internationale. Le Duc d'Orléans, alors exilé, y avait ses appartements privés. La cantatrice Nellie Melba y habita entre 1892 et 1893. Pendant sept ans, Auguste Escoffier va servir les grands de ce monde et créer des plats restés célèbres : «Les filets de sole Coquelin», «Le homard aux feux éternels», «La volaille à la Derby», «La pêche Melba», «Les cuisses de nymphe à l'Aurore», «Les suprêmes de volaille Jeannette», etc.
5 juin 1898 : Ritz ouvre à Paris l'hôtel de sa société : «Le Ritz», place Vendôme. Escoffier a organisé l'installation des cuisines et en prend la direction. Le succès du Ritz est immédiat.
1899 : Retour d'Escoffier à Londres pour l'installation des cuisines du «Carlton», dont Ritz devait prendre la direction. Ouverture du «Carlton» le 1er juillet. Escoffier y restera jusqu'en 1920.
1903 : Première parution du Guide Culinaire.
1904 : Escoffier aménage les cuisines des restaurants des paquebots de la compagnie de navigation allemande «Hamburg Amerika Lines».
19 juin 1906 : A bord de «l'Amerika», Auguste Escoffier rencontre l'Empereur d'Allemagne Guillaume II.
1919 : A 73 ans, Auguste Escoffier publie L'aide-mémoire culinaire. Le Président Raymond Poincaré, en visite à Londres pour célébrer le premier anniversaire de l'Armistice, lui remet la Légion d'Honneur.
1928 : Escoffier est fait Officier de la Légion d'Honneur par le Président Edouard Herriot.
1934 : Publication de Ma cuisine.
12 février 1935 : Auguste Escoffier meurt à Monte-Carlo, deux semaines après son épouse Delphine. Obsèques solennelles à l'église Saint-Charles. Inhumation dans le caveau de famille à Villeneuve-Loubet. http://www.fondation-escoffier.org/escoffier/
Rencontres Escoffier à Genève
pauleneyrat | 09 février, 2009 20:00
Ils étaient plus de deux cents Escoffiers, écharpes rouges, bleues et vertes, venus de France, de Belgique, d'Angleterre, d'Italie, du Canada, du Portugal, de Chine et de la Suisse bien évidemment à l'Hôtel Intercontinental où se déroulait ces 2ème Rencontres des Escoffier.

http://www.disciples-escoffier.com/index.php
La matinée du samedi 7 fut très occupée par les
deux Concours, super bien managés par Philippe
Gardette et Didier Sidot, Ambassadeur Suisse
romande. Ils feront chacun l'objet d'un autre post
détaillé mais sachez que le Jeune Talent International
Escoffier 2009 a été gagné par le suisse Juan
Jenacio Gomez vara de l'Auberge de l'Onde à
Saint-Saphorin avec un Turbot à la lyonnaise
« façon onde » et le Disciple Escoffier 2009 par un
autre suisse Franck Giovannini de l'Hôtel-de-Ville
de Crissier avec un Skreï de Norvège grillé façon
niçoise. Et que le Jury était présidé par Alain
Dutournier, assez épaté de la qualité du boulot. |
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