en faisant mes recherches sur le lapin je suis venue tout d'abord à vous parler d'Al-Qazwini après avoir découvert cette étonnante céramique du 13° siècle ce qui m'a amenée en approfondissant mes recherches aux cabinets de curiosités. J'ai tenu à partager avec vous ces étranges endroits et plus particulièrement celui de Poindron
Le cabinet de curiosités était un lieu où étaient entreposés et exposés des objets collectionnés, avec un certain goût pour l'hétéroclisme et l'inédit. On y trouvait couramment des médailles, des antiquités, des objets d'histoire naturelle (comme des animaux empaillés, des insectes séchés, des coquillages, des squelettes, des carapaces, des herbiers, des fossiles) ou des œuvres d'art.
Apparus à la Renaissance en Europe, les cabinets de curiosités sont l'ancêtre des musées et des meseums. Ils ont joué un rôle fondamental dans l'essor de la sciens moderne même s'ils gardaient les traces des croyances populaires de l'époque (il n'était pas rare d'y trouver du sang de dragon séché ou des squelettes d'animaux mythiques). L'édition de catalogues qui en faisaient l'inventaire, souvent illustrés, permettaient d'en diffuser le contenu auprès des savants européens.
Le principe du cabinet de curiosités a disparu durant le 19° siècle remplacé par des institutions officielles et les collections privées. Celles-ci ont joué encore un grand rôle dans certaines disciplines scientifiques comme l'entomologie ou la conchylilologie.
Le sujet a notamment été étudié par l'historien d'art viennois Julius von Schlosser (qui lui consacre, en 1908, un ouvrage, Die Kunst- und Wunderkammern der Spätrenaissance) et par Patricia Falguières, chercheuse au Centre de sociologie du travail et des arts et professeure à l'École pratique des hautes études en Sciences sociales. Selon cette dernière, les chambres de merveilles seraient à distinguer des cabinets de curiosité.
La constitution des chambres de merveilles s'inscrit, selon Patricia Falguières, dans la lignée des démarches héritées des onomasticons antiques et viserait à rassembler des memorabilia ou mirabilia, soit des choses, objets ou éléments mémorables, des souvenirs à mémoriser. Il s'agirait, selon elle, de « systèmes de lieux communs » classant « autant de faits, res, observationes ou historiae, qui n'ont d'autre détermination que de s'offrir au travail de la mémoire. »
ÉRIC POINDRON a entassé des instruments de mesure complexes, des boussoles incongrues (...) des amulettes contre le mauvais oeil (...) des racines supposées de mandragores, une défense de licorne (...) les os d'une prétendue sirène...
Lecture des supplément littéraires :
Où il est question d'un inédit de Rimbaud. Retrouvé dans feu le Progrès des Ardennes, daté du du 25 novembre 1870. Dernière ligne : "Voilà ! Fallait pas rêvasser !" Signé Jean Baudryn alias - peut-être - le fils Rimb. Les spécialistes et les autres en décideront....

Piège à "universitaire-à-terre"
Ce qui me rappelle ce mot aigre-doux, voilà quelques années de Angelo Rinaldi : "Rimbaud vient de mourir une seconde fois depuis qu'on l'a inscrit à programme de l'agrégation de littérature".
Hubert nous promet - et nous réserve - un chat. NOIR.

photo noir et blanc: Frontispice de Musei Wormiani Historia montrant l'intérieur du cabinet de curiosités de Worm. |