Peter-Karl Fabergé est né en 1846 à Saint-Pétersbourg dans une famille protestante française vivant en Picardie contrainte à l'exil après la signature de l'édit de Nantes par Louis XIV.
Les Fabergé émigrent en Allemagne, c'est en 1800 que son grand-père Pierre, s'installe en Livonie dans la ville de Pernau et prend la nationalité Russe.
Les parents de Karl Fabergé, installés à Saint-Petersbourg, sont des bijoutiers au talent déjà assuré dont la renommée n'est plus à faire à la Cour de Russie. Ils lui apportent un enseignement rigoureux et soigné dans ce métier de tradition familiale.
Karl fait son apprentissage auprès des plus grands joailliers d'Europe et entreprend un voyage d'études qui le mènera d'Angleterre en Allemagne et de France en Italie.
En 1882, il reçoit la plus haute récompense, la médaille d'or de l'exposition Pan-Russe et se fait ainsi remarquer par la Cour.
Un œuf de Fabergé est un oeuf de Pâques en joaillerie produit par Pierre-Karl Fabergé. Une série, de cinquante-deux ou cinquante-six selon les sources, fut produite jusqu'en 1917 pour le compte des tsars Alexandre III et Nicolas II, qui les offraient à leurs épouses respectives, Maria Fedorovna et Alexandra Fedorovna.
L'Œuf au Mémoire d'Azov, conservé
En effet, chaque année, pour la Pâque, il était de coutume, en Russie, d'offrir des œufs – naturels, en bois ou en pierre – peints de vives couleurs.
L'Œuf d'Alexandre III équestre réalisé
Fabergé a fabriqué ses œufs dans différents styles, de Louis XIV aux prémisses de l'art déco, en passant par le style Louis XV, Louis XVI et l'art nouveau. Si le motif extérieur était souvent demandé par le commanditaire, l'intérieur recelait toujours un secret qui n'était révélé que lors de la livraison.
L' Œuf au transsibérien réalisé par
Si les Tsars Alexandre III et Nicolas II commandèrent l'essentiel de ces œufs, Fabergé en fabriqua d'autres pour certains nobles impériaux, en particulier la famille Kelch (7 œufs).