Mettez dans une marmite 2 litres d'eau avec 1/2 kilo de haricots verts bien grainés et coupés en petis dés, 3 à 4 pommes de terre émincées, 2 tomates épluchées et hachées, assaisonnez et laissez cuire. Aux 3/4 de la cuisson, ajoutez 1/2 litre environ de gros vermicelle et laissez finir de cuire tout doucement, afin qu'elle n'attache pas au fond (cette soupe doit être assez épaisse). Au moment de servir, pilez 2 à 3 gousses d'ail avec une branche de basilic. Arrosez de 3 à 4 c.a.s. d'huile en tournant comme pour former un aïoli clair. Délayez cette composition avec 2 louches de la soupe préparée. Mettez-la au fond d'une soupière avec une poignée de fromage râpé ou parmesan) et versez le restant de la soupe en remuant bien.
Pistou provient du latin Pestare qui signifie écraser car il est indispensable d'écraser les feuilles de basilic au mortier pour bien les incorporer à la préparation.
C'est comme un coup de soleil qui entre dans votre cuisine pour tartiner, assaisonner les pâtes ou un potage aux légumes, rehausser la saveur de légumes cuits à la vapeur, un poisson grillé, etc.
Issue des soupes aux herbes du Moyen-Age, la soupe au pistou ressemble à la minestrone italienne, gorgée de légumes et de soleil.
On raconte même que la recette, un classique dans la cuisine provençale, a été créée par une duchesse pour séduire un marquis dans un petit repas en tête-à-tête qui se déroulait au XVIIIe siècle.
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