1,5 kg de patates douces 4 oeufs 100 g. de farine 150 g. de beurre 100 g. de sucre 1/2 sachet de levure chimique 150 g. de raisins sec 10 cl de cana (rhum planteur)
Après avoir rincés les raisins secs, faites-les macérer dans le cana.
Lavez les patates douces et faites-les cuire dans de l'eau légèrement salée pendant une vingtaine de mn. Lorsqu'elles sont cuites, retirez la peau et passez-les au presse purée, grosse grille.
Faites préchauffer le four th. 6.
Dans une terrine, fouettez le beurre en pomade avec le sucre, ajoutez ensuite les oeufs, et la farine tamisée à laquelle vous aurez mélangé la levure chimique. Incorporez alors la purée de patates douces ainsi que les raisins secs et le cana.
Beurrez un moule à manqué, farinez-le légèrement, versez la préparation et faites cuire 45 mn, th. 6.
ILE DE GOREE
Les Hollandais s'emparent de Gorée en 1617 et la baptisent Goede Reede, « la bonne rade », étymon du nom actuel. Les Français s'implantent sur l'île en 1677, mais les Anglais leur disputent cette position jusqu'à la paix d'Amiens en 1802.
La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Saint-Louis du Sénégal, Bénin, Ghana...). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l'Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence de la traite négrière arabo-musulmane et européenne. À Gorée, l'ancienne demeure d'Anna Colas Pépin, connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu'historique. En effet, le passage des esclaves par Gorée était très minoritaire : ils embarquaient directement et discrètement dans des fortins — « les Fabriques » — répartis sur toute la côte. Néanmoins le nom de Gorée reste étroitement attaché à cette période tragique.
En parallèle, le commerce de la gomme, de l'arachide, des peaux, de l'or du Galam, des épices pauvres ainsi que la fourniture d'ouvriers qualifiés (charpentiers, maçons...) assurent la prospérité économique des signares de l'île du 18e siècle au XIXe siècle.
Avec la fondation de Dakar en 1857, à la demande des notables de l'île, signares en tête, Gorée perd progressivement de son importance. En 1872 l'administration coloniale française crée les deux communes de Saint-Louis et Gorée, les deux premières communes d'Afrique de l'ouest sur le modèle occidental, dotées exactement du même statut que les autres communes françaises. Dakar, sur le continent, fait partie de la commune de Gorée, dont l'administration se trouvait sur l'île. Cependant, dès 1887, Dakar est détachée de la commune de Gorée et devient une commune de plein exercice. La commune de Gorée en est réduite à sa petite île.
En 1891 la population de Gorée s'élève à 2 100 habitants alors que Dakar n'en compte que 8 737. Néanmoins en 1926 les Goréens ne sont plus que 700, alors que la population de Dakar atteint 33 679 personnes. C'est ainsi que la fusion de Gorée avec Dakar est décidée en 1929. La commune de Gorée disparaît et Gorée n'est plus désormais qu'une petite île sur la commune de Dakar. Le lieutenant Robert Gaffiot publie en 1933 un ouvrage dont le titre reflète bien ce déclassement : Gorée, capitale déchue.
Boubacar Joseph Ndiaye (né en 1922) se présente comme le "conservateur en chef" de la Maison des Esclaves à l'île de Gorée (Sénégal). Il est l'une des personnalités sénégalaises les plus connues dans le monde entier, notamment des touristes.
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