détailler finement en tout petits dés 1 oignon, 3 tomates, 1/2 concombre moyen, 1/2 poivron vert, 1/2 poivron rouge. Les déposer dans un saladier avec 1 gousse d'ail écrasée. Ajouter 900 ml. de jus de tomate, 1/2 c.a.c. de sucre, sel, poivre, 60 ml. d'huile d'olive et 60 ml. de vinaigre de vin blanc. Bien mélanger et laisser au réfrigérateur.
Préparer des croutons à l'ail. Après avoir enlevé la croûte du pain, le détailler en petits cubes, les arroser d'huile (dans laquelle vous aurez laisser tremper une gousse dail écrasée). Les faire dorer 10 mn. aufour en les retournant régulièrement.
servez votre soupe froide espagnole avec les croûtons à l'ail.
La densité nutritionnelle du gaspacho est très forte (il y a beaucoup de nutriments par calorie), et la densité calorique est faible (il y a peu de calories par assiette)
LA CHRONIQUE DE J.P COFFE :
A l'origine, le gaspacho n'est rien d'autre que du pain émietté dans un peu d'eau, de l'huile, de l'ail, du sel et des tomates, dès qu'elles débarquent d'Amérique au XVIème siècle.
Cette préparation populaire, originaire d'Andalousie permettait de nourrir rapidement et de façon économique et équilibrée, les ouvriers qui travaillaient aux champs. Ce plat, désaltérant et nourrissant, se préparait sans cuisson, il suffisait d'un peu d'eau, d'huile, du pain de la veille et d'un peu d'imagination. Au fil du temps, sous l'influence des différentes civilisations qui ont occupé le sud de l'Espagne, Romains, Arabes, et grâce à l'apport des découvertes du Nouveau Monde, tomates, piments, poivrons, le gaspacho s'est façonné. Il y a maintenant autant de gaspachos qu'il y a de régions en Espagne.
Dois-je vous encourager à lire un livre indispensable : «toute l'année gaspacho» d'Alberto Herràiz paru aux éditions Alain Ducasse. Quarante recettes au minimum, de gaspachos traditionnels et contemporains, salés et sucrés, du rêve facile à concrétiser.
Je crois qu'il faut se sortir du schéma habituel, soupe de tomates glacée dans laquelle on rajoute à sa convenance des petits dés de poivrons, de concombre, de pain rassis et autres gadgets qui sont en réalité très éloignés du principe même du gaspacho.
Le principe consiste donc d'abord à faire macérer tous les ingrédients qui participent au gaspacho traditionnel. Autrement dit, vous coupez en morceaux du pain rassis, des herbes si vous voulez, des oignons, du poivron, de l'ail. Le tout est mélangé avec de l'huile d'olive, du vinaigre, du sel et macèrent ensemble au frais pendant au moins 12 heures. Le secret c'est la MACERATION.
Deuxième secret, le mixage. Il faut transformer tous les aliments de la marinade pour obtenir un mélange homogène, un peu comme une crème. Ensuite, on émulsionne, toujours dans un robot, à faible vitesse, on ajoute le liquide de la marinade, puis l'huile, une huile de belle qualité, vous vous en doutez, et plutôt de l'huile d'olive : pour être totalement sectaire, une huile andalouse.
Ensuite vous rajoutez un peu d'eau, puis vous filtrez. Eventuellement, vous rectifiez l'assaisonnement.
Quand vous réussissez – et c'est simple à faire –le gaspacho à la façon Alberto Herraiz, je vous garantie que l'on rentre dans le dépaysement et disons-le franchement, dans le péché. Mais de grâce, pas d'hérésie gastronomique, le gaspacho ne se sert pas glacé ! Les goûts se perdent, se rétrécissent, se referment, c'est une aberration, comme les glaçons. Le gaspacho se sert froid, dans des verres, s'il fait partie des tapas, éventuellement surmonté d'une larme de mayonnaise légère et aillée.
-Allô Coffe France Inter- |